
Le sergent Maxime, aviateur de l'armée de l'Air et de l'Espace, est champion de France militaire du 20 km. Il court le 10 km en 29 minutes 25 et le 20 km en 59 minutes 36, tout en tenant un poste d'interprète image. Dans Air Actualités, il raconte son engagement à 16 ans, la rencontre avec un moniteur de sport qui a tout changé, ses semaines d'environ 160 kilomètres et la course qui lui a donné son titre, entre discipline quotidienne et préparation du concours d'officier.
De l’uniforme aux baskets
Dans ce podcast d’Air Actualités, le magazine de l’armée de l’Air et de l’Espace, un officier de la rédaction reçoit le sergent Maxime, aviateur et champion de France militaire du 20 km, pour comprendre comment il concilie un métier exigeant et un entraînement d’environ 160 kilomètres par semaine. Ses chronos : 29 minutes 25 secondes sur 10 km, 59 minutes 36 secondes sur 20 km, 14 minutes 30 secondes sur 5 km. Il a grandi à la campagne autour d’Avignon, dans une famille paternelle où presque tout le monde a porté l’uniforme : « j’avais aucune autre option dans ma tête que finir militaire ». Adolescent « un petit peu perdu », passé par huit ans de judo, il entre en lycée militaire à 16 ans à Saintes, en partie pour trouver un cadre, avec le rêve de devenir pilote de chasse et d’intégrer l’École de l’air. Il a porté le treillis avant les baskets de compétition : au bout de huit mois, il rejoint la section athlétisme de l’école, encadrée par un moniteur de sport qui, dit-il, a changé sa vie. Il s’y fait d’abord « pulvériser » par des camarades venus du triathlon, enchaîne les séances de VMA (vitesse maximale aérobie, des séances courues au maximum), puis suit les programmes du moniteur et finit par dépasser ses partenaires d’entraînement. Il raconte être passé sous les 37 minutes au 10 km après deux mois, avant d’en arriver à deux entraînements par jour.
Aujourd’hui interprète image, il ne demande pas d’aménagement de son temps de travail : « c’est l’armée qui me paye, c’est pas la course à pied ». Il prépare le concours d’officier, avec l’objectif d’entrer à l’École de l’air.
Discipline, altitude et un titre
Le sergent Maxime refuse de parler de motivation : selon lui, c’est la discipline qui fait tenir, mettre les baskets après une journée de travail ou avant, à 6 heures du matin. Il décrit sa semaine type avant une compétition : 150 à 160 kilomètres, deux séances par jour, des séances difficiles le mardi, le jeudi et le week-end. Il insiste sur la quantité de calories plus que sur la qualité des repas, sur l’hydratation qu’il mesure chaque jour et sur le sommeil, au moins 7 heures 30 : « si on dort pas assez on se blesse, l’équation elle est simple ». Il raconte ensuite le 20 km de Paris, support du championnat de France militaire de course sur route, le 12 octobre. Il arrive de quatre semaines de stage en altitude, redescendu l’avant-veille, un pari pour profiter au maximum de l’adaptation de l’organisme. Parti pour moins d’1 heure 01, il passe le 5e kilomètre en moins de 15 minutes, le 10e en 29 minutes 40, tient avec un groupe où figurent les deux meilleurs coureurs militaires du moment, accélère au 18e kilomètre et attaque au 19e. Il remporte le titre, à 21 ans : « probablement le plus beau moment de ma vie ».
Il évoque aussi la difficulté d’être reconnu tant que les résultats ne suivent pas, le soutien de ses parents et de sa hiérarchie, et le conseil qu’il donne à ceux qui veulent commencer : y aller progressivement, pour retrouver le contact avec l’extérieur et apprendre à se connaître.
Les références de l’épisode
- Le 20 km de Paris, course support du championnat de France militaire de course sur route, remportée par l’invité.
- Le Club sportif et artistique de la Défense (CSA), dont la section athlétisme l’a formé à Saintes.
- L’École de l’air, que l’invité vise par le concours d’officier.
Au fil de l’épisode
- 00:00:09 : les chronos du sergent Maxime
- 00:00:33 : le jeu du « si vous étiez »
- 00:02:20 : une enfance autour d’Avignon
- 00:03:12 : une famille de militaires et l’appel de l’uniforme
- 00:04:04 : l’entrée en lycée militaire à 16 ans
- 00:05:13 : la rencontre avec un moniteur de sport
- 00:06:55 : les séances de VMA et les premiers progrès
- 00:09:24 : concilier formation militaire et course à pied
- 00:10:15 : le concours d’officier et l’École de l’air
- 00:11:02 : 160 km par semaine, discipline plutôt que motivation
- 00:13:04 : semaine type, alimentation, hydratation et sommeil
- 00:15:07 : ses courses et ses distances de prédilection
- 00:16:24 : le stage en altitude avant le championnat
- 00:18:27 : le récit du 20 km de Paris
- 00:21:42 : l’émotion de la victoire
- 00:24:04 : le soutien des proches et de la hiérarchie
- 00:26:49 : se voir lieutenant dans cinq ans
- 00:27:38 : conseils à ceux qui veulent commencer le sport
FAQ
Qui est le sergent Maxime ?
Le sergent Maxime est un aviateur de l’armée de l’Air et de l’Espace, interprète image, champion de France militaire du 20 km. Engagé à 16 ans en lycée militaire, il court le 10 km en 29 minutes 25 et le 20 km en 59 minutes 36. Il prépare le concours d’officier pour entrer à l’École de l’air.
Comment s’entraîne un champion de France militaire du 20 km ?
Avant une compétition, le sergent Maxime court 150 à 160 kilomètres par semaine, en deux séances quotidiennes, avec des séances difficiles le mardi, le jeudi et le week-end. Il surveille surtout la quantité de calories, son hydratation et son sommeil, au moins 7 heures 30 par nuit, pour éviter les blessures.
Pourquoi faire un stage en altitude avant une course ?
D’après le sergent Maxime, l’altitude augmente notamment le taux de globules rouges et la capillarité sanguine dans les muscles. Redescendre peu avant la course permet d’en profiter au maximum, mais le corps est alors fatigué. Il a fait ce pari avant le 20 km de Paris, avec quatre semaines de stage et une descente l’avant-veille.
Peut-on être militaire et sportif de haut niveau ?
Le sergent Maxime répond oui, mais au prix d’une forte discipline : il s’entraîne avant et après le travail, sans aménagement particulier, avec une hiérarchie qui comprend ses contraintes. Il souligne qu’avant les résultats, la reconnaissance est difficile à obtenir alors qu’on s’entraîne déjà comme un coureur de niveau national.
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