
Dans ce court épisode de la série Premiers vols, premiers exploits : l'aube de l'aviation militaire française, la narratrice raconte comment André et Édouard Michelin, connus pour leurs pneus, ont pesé sur la naissance du bombardement aérien. Dès 1911, ils se demandent publiquement si l'avion ne pourrait pas servir à autre chose qu'à la reconnaissance. Concours de tir, brochure tirée à un million d'exemplaires, bombes, lance-bombes et viseurs, puis une école de bombardement et une piste en dur en 1917 : deux minutes sur un chapitre méconnu de l'aviation militaire française.
Quand Michelin pensait l’avion en arme
La narratrice de la série Premiers vols, premiers exploits retrace le rôle d’André et Édouard Michelin dans la militarisation de l’aviation française. Dès 1911, dans une lettre au président de l’Aéroclub de France reprise par les journaux, ils demandent si l’avion ne pourrait pas devenir une arme plutôt qu’un simple appareil de reconnaissance. Ils financent un concours avec des épreuves de visée et de tir, puis diffusent gratuitement en 1912 une brochure, Notre avenir dans les airs, qui réclame 5 000 aéroplanes et un comité national d’aviation militaire. Pendant la guerre, Michelin étudie et produit bombes, lance-bombes et viseurs, ouvre une école de bombardement pour former pilotes et bombardiers, et Édouard Michelin fait construire en 1917 ce que l’épisode présente comme la première piste en dur du monde.
FAQ
Qu’ont apporté les frères Michelin à l’aviation militaire française ?
Selon l’épisode, André et Édouard Michelin ont défendu très tôt l’usage de l’avion comme arme de bombardement. Ils ont financé un concours de visée et de tir, publié la brochure Notre avenir dans les airs, conçu bombes, lance-bombes et viseurs, et ouvert une école pour l’instruction des pilotes et des bombardiers.
Que réclamait la brochure Notre avenir dans les airs ?
Publiée en 1912 et distribuée gratuitement à un million d’exemplaires, la brochure des frères Michelin estimait que la France avait besoin de 5 000 aéroplanes, d’autant d’aviateurs et de hangars, et surtout d’une organisation claire. Elle demandait la création d’un comité national d’aviation militaire.
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