
Imène, 21 ans, étudiante à HEIP, préside le comité étudiant du Souvenir Français de son école. Dans Passeurs d'histoires, elle raconte comment le devoir de mémoire, longtemps cantonné pour elle aux salles de classe, est devenu un engagement concret. Conférences, ravivages de la flamme, drapeau porté le 11 Novembre devant le président de la République : elle évoque aussi son identité franco-algérienne, la mémoire de ses grands-parents et sa conviction qu'une transmission réussie doit s'adapter à chacun.
Du cours d’histoire au drapeau du 11 Novembre
Imène, 21 ans, étudiante en troisième année de relations internationales et sciences politiques à HEIP (Hautes études internationales et politiques), préside le comité HEIP du Souvenir Français. Dans ce témoignage de Passeurs d’histoires, le podcast de l’association, elle raconte comment le devoir de mémoire, longtemps resté pour elle une notion scolaire, est devenu un engagement quotidien. Tout commence en 2023, lors d’une conférence de Serge Barcellini, président du Souvenir Français, sur son campus, consacrée notamment à la guerre d’Algérie et aux anciens combattants. Bénévole depuis 2024, elle organise des conférences avec l’association sécurité-défense de son école, participe aux ravivages de la flamme et aux expositions, et fait connaître l’association aux étudiants d’un campus parisien qui réunit aussi des écoles d’ingénieurs, de commerce et de communication, jusqu’à un forum des armées. Elle défend le maintien des jours fériés commémoratifs : pour elle, la vraie question est la place donnée à la mémoire « dans la vie quotidienne et pas seulement institutionnelle ». Le 11 novembre 2025, elle porte le drapeau national du Souvenir Français devant le président de la République ; le 26 novembre, elle est de nouveau porte-drapeau pour un ravivage de la flamme, aux côtés de bénévoles de 10 à 90 ans. Franco-algérienne, petite-fille de grands-parents qui ont vécu la guerre d’Algérie, elle explique que ses échanges avec sa grand-mère, sur la guerre et sur son intégration en France, l’ont aidée à concilier ses deux identités et à trouver sa propre voie dans le devoir de mémoire.
Elle compare la transmission à un relais d’athlétisme et plaide pour une mémoire adaptée à chacun et présente sur les réseaux sociaux : « c’est lorsqu’on arrive à trouver ce qui nous touche réellement avec le devoir de mémoire qu’on se rend compte vraiment de l’importance de ce que c’est ».
Pour aller plus loin
- Site du Souvenir Français
- Soutenir ou rejoindre le Souvenir Français
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- Le Souvenir Français sur Facebook
- Le Souvenir Français sur LinkedIn
- Le Souvenir Français sur X
Les références de l’épisode
- Le Souvenir Français : association créée en 1887, qui rassemble en 2025 plus de 75 000 adhérents dans près de 1 600 comités locaux.
- Serge Barcellini : président du Souvenir Français, dont la conférence a fait découvrir l’association à Imène.
- HEIP : école de relations internationales et de sciences politiques où Imène étudie et préside le comité du Souvenir Français.
- Base aérienne 107 : base partenaire de l’association sécurité-défense de son école, décrite comme la base présidentielle.
- Ravivage de la flamme : cérémonie à laquelle Imène participe comme bénévole et porte-drapeau.
- Guerre d’Algérie : conflit vécu par ses grands-parents, qui marque sa mémoire familiale.
Au fil de l’épisode
- 00:00:19 : un devoir de mémoire longtemps resté théorique
- 00:01:16 : présentation d’Imène, étudiante à HEIP
- 00:01:44 : la découverte du Souvenir Français en 2023
- 00:02:16 : l’association sécurité-défense de son école
- 00:03:14 : bénévole puis présidente du comité HEIP
- 00:04:41 : les actions du comité sur le campus
- 00:05:46 : pourquoi garder les jours de commémoration
- 00:08:13 : porte-drapeau au ravivage de la flamme et le 11 novembre 2025
- 00:09:55 : histoire et mémoire, deux notions complémentaires
- 00:11:24 : une identité franco-algérienne et la mémoire de ses grands-parents
- 00:13:10 : la transmission comme un relais
- 00:14:14 : adapter le devoir de mémoire à chacun et aux réseaux sociaux
- 00:15:10 : l’engagement, un choix devenu responsabilité
FAQ
Qu’est-ce que le Souvenir Français ?
Le Souvenir Français est une association créée en 1887 pour sauvegarder, conserver et transmettre la mémoire de ceux qui se sont engagés pour la France. En 2025, elle compte plus de 75 000 adhérents dans près de 1 600 comités locaux, dont des comités étudiants comme celui de l’école HEIP présidé par Imène.
Comment un étudiant peut-il s’engager pour le devoir de mémoire ?
Imène raconte être devenue bénévole du Souvenir Français en 2024 : organisation de conférences avec des anciens combattants, participation aux ravivages de la flamme et aux expositions, rôle de porte-drapeau. Elle préside aujourd’hui un comité au sein de son école, qui fait connaître l’association aux étudiants du campus.
Pourquoi garder les jours fériés de commémoration ?
Pour Imène, supprimer ces jours reviendrait à prendre le risque de faire sombrer leur sens dans l’oubli, surtout chez les jeunes. Un collégien y voit d’abord un jour sans cours, explique-t-elle, mais sait qu’il s’agit d’une date clé, dont il comprend la portée en grandissant et en la vivant.
Quelle différence entre histoire et mémoire ?
Selon Imène, l’histoire est factuelle et scientifique, faite de recherches et d’analyses, tandis que la mémoire est vécue, subjective et émotionnelle. Sans mémoire, l’histoire serait froide ; sans histoire, la mémoire ne serait qu’un conte. Elle note qu’un étudiant algérien, indien ou américain n’apprend pas la même histoire qu’elle.
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