
Ce mois-ci, nous vous emmenons à l’hôpital national d’instruction des armées Percy. C’est ici que nous avons rencontré le médecin en chef Nicolas, anesthésiste-réanimateur et chef de service du Centre de traitement des brûlés. Début 2026, ce spécialiste s’est rendu à Crans-Montana, en Suisse pour aider à la gestion des blessés de l’incendie du Constellation. Il nous raconte la mobilisation du Service de santé des armées après le drame et nous parle de son combat quotidien pour reconstruire des vies
« Quand je me réveille, je regarde les informations et j’observe les premiers bilans. Ils n’étaient pas aussi alarmants en tout début de journée. Puis, au fil des heures, on se rend compte qu’on est face à une catastrophe d’une ampleur majeure », commence le médecin en chef Nicolas. Comme beaucoup d’entre nous, il ne s’attend pas à visionner ces images dramatiques le matin du 1ᵉʳ janvier 2026. Dans la nuit, un violent incendie s’est déclenché dans le Constellation, un bar situé à Crans-Montana, en Suisse. Des dizaines de jeunes sont pris au piège. « Vers 11h, on se rend bien compte qu’un pays aussi organisé et bien doté, quel qu’il soit, ne peut pas faire face seul à ce type d’afflux massif de victimes », précise le soignant.
Le lendemain, le médecin en chef et son équipe d’évaluation des victimes du Service de santé des armées se rendent sur place. « Notre objectif est double : apporter un soutien au pays sinistré et l’aider en déchargeant l’activité, en faisant baisser la pression sur les équipes soignantes qui sont confrontées à cet afflux massif de brûlés » ; explique l’anesthésiste-réanimateur avant de poursuivre « Notre travail va consister à passer dans les différents hôpitaux et faire une liste des patients graves susceptibles d’être évacués vers les pays voisins ».
Après 48h passées sur place, l’équipe revient en France et organise l’arrivée de six blessés au Centre de traitement des brûlés de l’hôpital Percy, « ce sont des patients graves qui ont été sélectionnés. Des patients de réanimation, c’est-à-dire en coma artificiel, avec un support ventilatoire », précise-t-il. Pour le personnel du centre, c’est le début d’un combat, un combat pour la vie.
La suite est à écouter dans le podcast.
Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard
Photo : Lara Priolet/ECPAD
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