
Le métier de greffier militaire, elle ne le connaissait pas, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, l’adjudant-chef Alexia, l’endosse avec fierté. Cette sous-officier a construit sa carrière au fil des rencontres et des opportunités. Elle a tout d’abord œuvré pendant sept ans, en tant que traductrice en langue arabe à bord du mythique Transall Gabriel. Une vie au cœur de l’action qu’elle a quittée pour rejoindre la justice militaire. C’est ce pari fou qu’elle nous raconte.
Une personne entière, sincère et d’une grande fidélité en amitié, c’est ainsi que la décrivent ses collègues. Et après trente minutes d’interview, difficile de dire le contraire. L’adjudant-chef Alexia est une femme passionnée qui sait vous embarquer. Son engagement au sein de l’institution n’est pas une vocation mais plutôt un heureux hasard : « Je termine mes études, je me dis bon ‘Je suis diplômée de traduction en anglais et en espagnol mais c’est un peu le tout-venant de la traduction’. Cependant, lors de mon stage de fin d’études, on m’indique que les armées recrutent des traducteurs alors je décide de me rendre dans un Cirfa et c’est un recruteur de l’armée de l’Air et de l’Espace qui ouvre la porte. Il me dit: ‘ Oui, on recrute des traducteurs, mais nous, on cherche des traducteurs en langue arabe. Ah bah très bien, mais moi, je ne parle pas arabe. Ce n’est pas grave, l’armée va vous l’apprendre’ . C’est comme ça que je deviens interceptrice-traductrice de langue arabe dans l’armée de l’Air et de l’Espace » se souvient-elle. Après sa formation, elle rejoint l’escadron électronique aéroporté 1/54 Dunkerque sur Transall Gabriel, un avion qui fait du renseignement électromagnétique. Cette affectation la fait vivre au rythme des opérations : « Au Sahel, un de nos vols a notamment permis d’identifier plusieurs dirigeants de l’État islamique » explique Alexia. Après sept années intenses, la jeune femme arrive à la fin d’un cycle et décide de se lancer dans une nouvelle aventure. Elle tente alors l’examen d’admission pour accéder à la formation des greffiers militaires. Un cursus exigeant qu’elle réussit et qui la conduit au parquet national antiterroriste. Ce premier poste la remet au centre de l’action et ne fait que la conforter dans son choix.
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Crédit photo : sergent-chef Christian Hamilcaro
Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard
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